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19 Oct

L'Egypte, avec sa ville du Caire

Publié par Fatoumata Baloka Kaba

L'Egypte, avec sa ville du Caire

Egypte, un grand pays

Mon pays d’accueil

Tu m’as tant appris, tu m’as tant donnée

Le Caire, le Dimanche

Sur la route d’Héliopolis,

Assise en bas de mon immara

Les voitures en couleurs, les bus en défilés

Les cris des chauffeurs, les vendeurs sur les coins des routes

Egypte avec ta ville du Caire !!

Tu m’as appris à ne compter que sur moi

Suis tombée et seulement tes bras mon supportée

Tu m’as enseignée la sagesse,

Tu m’as appris la patience, le pardon

Et tu as augmenté mon Panafricanisme, ma fierté

Assise sur la route, écoutant ces critiques

Ces bonnes et mauvaises qui m’ont ouvert

Ouvert les yeux, le cœur et augmenter ma force

Tu m’as rendue mure, devenir plus femme

En perdant l’innocence, en me cultivant

Me donnant des savoirs

Ces Femmes, Ces belles, douces et cultivées

Ces femmes si fortes, ces reines si respectueuses

Qui m’ont données des connaissances, m’ont enseignées la sagesse

Qui m’ont prouvé qu’être femme n’est pas malédiction

Qu’être Femme est une Bénédiction

Dans un pays d’homme, cette grande ville

Une ville, un pays sous l’autorité des Mâles

Ces chères reines de l’université du Caire

M’ont appris à lever la tête

Marcher avec fierté, a accepté ma féminité

Elles ont pu, elles ont réussis à bâtir

Monter les échelons avec succès et fiertés

La ville du Caire dans sa diversité

On croise et se perd la rue de Houssaini,

Cette rue dans sa diversité culturelle

Une fierté du monde, une fierté d’Afrique

Une bénédiction et plus qu’une fierté pour ces Égyptiens

On nous crache dessus, nous insulte, nous humilie

Dans des rues si sombres d’Al Marg, d’Ain schams,

On nous glorifie, nous respecte, nous envie

Dans des quartiers si chers, si beaux, luxueux

Les rues de Zamālek, de 6 Octobre, de Maadi, de Saad Zagloud, de Nasser City…

Avec tes filles comme Martha Matrouh, Hurgada, Ain Sokhna, Marina, Ismaïlia…

Je ne saurai exclamer ta beauté !!

On rencontre des noirs, les noirs dans sa diversité

On constate, contemple la beauté de la nature

La Création du Seigneur !!!

Plusieurs races dans cette grande ville

Les Égyptiens, les arabes, les noirs, les japonais,

Les Africains, les asiatiques, les européens et américains…

Je ne saurai exclamer ta beauté

La création du Seigneur !!!

La chaleur du désert, la source du Nil

La naïveté des paysans, la modernisation des jeunes

Ta richesse ne saura finir

Le puit de Youssuff, Les Pyramides de Gizeh, Les Zoo de Gizeh, Le musée du Caire

Les munmy de l’Egypte, le Corps du Pharaon, Les statuts des Pharaons, le sphinx…

L’Egypte pays avec ta richesse Historique !

Avec tes fêtes comme le 6 Octobre…

Ces victoires sont dans leurs cœurs

La solitude atteint le plafond

Les manques des parents troublent

Le cœur en orage par l’absence des miens

Arrivée dans la cour, cette grande cour

Une étendue d’espace

L’université était mon refuge, l’université était ma famille

Mes Dames, mes Professeures nous couvrent

L’absence maternelle était moins ressentie à vos côtés

Des amies, Des sœurs, Des frères, Des amis

Rana, Mirna, Asmaa, Olivia, Marlene, Youstina

Rita, Haguer, Maya, Rana, Mohamed…

Le soutien moral n’a jamais été absent

A vos côtés j’ai été guéri, j’ai été souris,

Se sentir seule, se sentir protégée,

Se sentir aimée, Aimer et sincèrement

Dans la vérité, l’innocence,

Non dans le mensonge, non plus dans l’hypocrisie

La ville du Caire !!!

A vue venir mes Amours,

A vu mes Amours me quittés

Perdre sa joie de vivre, perdre sa confiance en l’Homme

Perdre son innocence. Perdre sa foi en l’Homme

D’autre te crache dessus, d’autre l’essuie

L’Egypte !!

Mon pays d’accueil, mon tendre pays

Loin des miens, près des miens

Pas chez elle, se sent chez elle

Expatriée de pays, patrie de pays

Pays qui me donnât envie de continuer mon combat

Un licencié dans les marchées, un licencié dans les rues

Un licencié qui se bat pour sa famille

Licence moins considérée, la famille plus considérée

Mourrait pour sa famille, se sacrifiera pour elle

Vivre dans la dignité, mourir dans l’honneur

La Femme aimée, la Femme harcelée, la Femme protégée

Gouvernante, Femme pilier de sa famille

La ville du Caire !!

Tu regorges tant de mystères, tant de charmes

Tant de splendeur, tant de beauté

Je ne saurai tout dire !!

Les yeux ne pourront tout voir

Les années ne pourrons tout enseignée

La Sagesse, l’école des Sages

Je te remercie pour ton bras

Ce bras que tu m’as si souvent…

Ton bras qui m’a porté

Qui m’a tenu, et relever

J’aimerai te connaitre dans ta profondeur

Ces mots ne pourront te décrire

Ces vers ne pourrons décrire ces dames

Ni ces sœurs, non plus ces frères

Expatrier, patrie de pays

Tu regorges tant de mystère

Je le dédie aux frères et sœurs égyptiens.

Je vous remercie FBK

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Malifa 23/10/2015 14:31

Tres touchant... cette ville est immense qu'on ne peut tout énumérer..,,,,les choses qu'on subit est énorme

Fatoumata Baloka kaba 23/10/2015 20:52

Exactement mon cher, ces expériences nous on rendu forts et fiers. La vie peut tout nous arracher sauf nos enseignements et expériences. Mes respects

À propos

Une femme libre dans sa pensée, refusant les préjudices et toutes formes d'injustices.Poète,activiste et féministe engagée. Fière d’être noire et du sang.